L’annonce de la candidature cette semaine de Léo Bureau-Blouin, sous la bannière du PQ, a entraîné un certain débat: n’est-il pas trop jeune pour devenir député? Un jeune de 20 ans, fraîchement sorti du cégep peut-il vraiment être élu et siégé à l’assemblée nationale?
Il y a une réponse simple à cette question: oui. Selon la loi électorale, toute personne de plus de 18 ans peut voter et également se présenter comme candidat.
Mais quand même, plusieurs se sont posé la question, à la même époque où nous nous désolons du manque d’intérêt de la jeunesse pour la politique. N’y a-t-il pas là une contradiction? Alors que tous s’entendent pour dire que les 18-30 ans devraient franchement s’impliquer d’avantage en politique, lorsque l’un d’entre eux se lance, notre premier réflexe est de trouver qu’il n’a pas assez vécu ou étudié (“on espère qu’il ira chercher plus qu’un simple DEC” ai-je entendu dans les médias).
Cela me donne l’impression que pour plusieurs encore, les seuls gages de compétences sont les diplômes ou l’expérience. C’est oublier que le talent existe, que ce soit en politique ou tout autre domaine. Il est possible d’être juste bon, au naturel, par instinct, acharnement et conviction, parfois sans formation.
Ce billet ne porte pas sur Léo Bureau-Blouin. Je n’ai aucune idée s’il sera un bon député (si jamais il est élu), ou s’il a les compétences requises. Je ne me prononce pas là-dessus. Mais je crois toutefois que des jeunes de 20 ans peuvent devenir d’excellents députés, peu importe le parti, et être capable de servir leurs concitoyens, être à l’écoute des résidents de leur circonscription et gérer des dossiers avec intégrité et maturité, parfois mieux que d’autres élus plus âgés, expérimentés et éduqués qu’eux.
Ceux qui ne croient pas que des jeunes de 20 ans ont cette capacité n’ont qu’à militer pour changer la loi électorale.


