La démission de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, au début de la semaine, a été analysée, discutée et commentée de toutes les manières possibles pour prédire quel effet cela aura sur la résolution de la crise entre le gouvernement et les mouvements étudiants.
Mais ce geste de Mme Beauchamp annonce autre chose aussi. À l’heure ou le premier ministre Jean Charest se dirige probablement vers ses dernières élections (certaines rumeurs disent même qu’il pourrait quitter son poste avant, si sa cote de popularité demeure faible), il ne reste plus beaucoup de candidats solides pour le remplacer à la tête de son parti. Couillard, Bachand, Jérome-Forget, Normandeau… Tous des députés et ministres charismatiques, des personnalités fortes, de bons communicateurs, capables d’attirer la sympathie et de susciter l’enthousiasme de l’électorat.
Tous partis.
Beauchamp était l’une des dernières ministres-vedettes de ce gouvernement qui, jusqu’à récemment, semblait se distinguer en générerant une certaine unanimité chez la population, une impression de compétence et d’honnêteté. Une image gâchée, aux yeux de bien du monde, avec la crise actuelle.
Partie elle aussi.
Il ne reste plus beaucoup de remplaçants naturels, on perçoit mal comment le PLQ pourra facilement se renouveler après le règne Charest.
Pierre Moreau ? Raymond Bachand? Un gros bof…
Michèle Courchesne? On oublie ça…
Jean-Marc Fournier? Peut-être…
Coderre? Hihi…


