La visibilité.
C’est le fondement même du rôle de la publicité. Pour l’avoir, les entreprises sont prêtes à dépenser des millions. Mais pour Apple, ces derniers jours, elle a été gratuite. Gracieuseté des grands réseaux d’information.
La compagnie californienne a annoncé mercredi l’arrivée imminente de son nouvel iPad, et les bulletins de nouvelles de Radio-Canada ont annoncé l’évènement dès la veille, les sites webs de plusieurs grands quotidiens (tels La Presse et le New York Times) ont tenu durant la conférence de presse des blogues spéciaux où les visiteurs pouvaient commenter l’évènement, les analystes sur les ondes énumèrent à répétition les nouvelles caractéristiques de l’appareil, et j’en passe. Je me souviens, le jour où le premier iPad a été lancé au Canada, de la couverture qu’en a fait RDI tout au long de la journée, présentant le tout comme un évènement majeur.
Moi, j’appelle ça de la publicité gratuite.
On peut comprendre l’intérêt des médias de parler de l’arrivée d’un tout nouveau produit innovateur (l’iPad) qui peut avoir une influence considérable sur plusieurs autres industries. Mais Apple joue tellement bien son jeu, entretenant un secret légendaire sur ses nouveaux produits et ne lésinant pas sur les hyperboles lorsqu’ils dévoilent enfin leurs tant-attendus gadgets accessoires essentiels de vie, qu’ils leur confèrent une aura inégalée dans l’industrie.
Et les journalistes mordent, offrant une couverture médiatique unique, non seulement pour les nouveaux produits, mais aussi pour l’apparition des nouvelles versions légèrement améliorées d’un produit déjà existant. J’aimerais bien voir une pareille couverture omniprésente et généralisée lorsque Toyota dévoilera sa Matrix 2013, ou lorsque Nokia dévoilera son prochain téléphone intelligent. Cela n’arrivera jamais.
C’est Apple qui en est heureux.


