Parmi les nombreuses tendances déclenchées par internet et des sites comme YouTube, il y a bien sûr la prolifération de vidéos de sports extrêmes, hybrides et et inusités (snowboard en pleine ville, paraski, parkour…) dans des milieux naturels spectaculaires ou des sites urbains inattendus. Cela donne des résultats souvent spectaculaires, où la prouesse des “athlètes” et leur sang froid impressionne. L’humain moderne et branché étant toujours à la recherche de la nouvelle trouvaille qui attirera l’attention sur cette toile surchargée, les limites de ce que l’on peut faire sont constamment repoussées.
Et on en vient à filmer ça.
Le ton festif et juvénil est donné, la musique le confirme : le trike drifting est une activité haute en adrénaline et accessible, qui vous garantit un bon temps avec vos chums et plusieurs clics potentiels sur Youtube si vous filmez le tout.
Et tout ça est franchement trippant, jusqu’au jour où une voiture te ramasse et te tue, comme c’est survenu en Beauce il y a quelques jours, dans un accident de couchsurfing. Je pourrais mettre ma main au feu que tous les amis de la victime qui ont participé à cette activité aux conséquences tragiques (et prévisibles), ont déjà vu ce type de vidéo sur le web.
Et qu’ils ont trouvé ça “cool”.
Et qu’ils ont voulu, eux aussi, avoir l’air “cool”, ce qui les a poussé à prendre part à cet effet de gang virtuel.
Et que si de tels vidéos n’existaient pas en ligne, François Hallé serait en vie aujourd’hui.
Évidemment, la liberté d’expression règne ici et on peut tout montrer, ou presque, sur Youtube. Il ne faudrait pas que l’on commence à bannir tous ces films, puisqu’à partir de ce moment, où sera la limite des censeurs?
Mais ces vidéos qui font la naïve promotion d’activités illégales, largement visionnées et donc célébrées, sont d’une irresponsabilité sociale ahurissante.
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