Le débat sur la décriminalisation de l’euthanasie a été relancée il y a quelques jours par un rapport de la Société royale du Canada. Je ne rajouterai mon opinion personnelle dans l’arêne, mais je permets cette observation: au travers des différentes opinions sur la question, plusieurs s’entendent pour dire qu’il serait correct que des personnes adultes, conscientes, aptes à prendre une décision et atteintes d’une maladie incurable et/ou dégénérative puissent décider du moment de leur mort. En fait, l’argument de ceux qui s’opposent à une décriminalisation, c’est que cela ouvrirait la porte aux dérapages malheureux: personnes âgées poussés à terminer leurs vies par des proches trop pressés, la délicate question des personnes « inaptes » (santé mentale, enfants…), etc.
Bref, ce n’est pas pour le coeur du projet, son noyau dur, qu’on s’y oppose; c’est pour ses notes de bas de page, les exceptions et ses possibles effets secondaires néfastes.
J’avoue ne pas avoir les connaissance requises pour comparer avec justesse les retombées positives versus les conséquences, mais il faut avouer que les adultes, conscients, aptes à prendre une décision et atteints d’une maladie incurable et/ou dégénérative doivent se sentir victimes d’une jolie injustice.
« On n’a rien contre le fait que vous choisissiez de vous enlever la vie, c’est tout à fait légitime, mais vous comprenez, si on vous le permet, cela devient difficile à gérer pour les autres. »
Je suppose que lorsqu’on souffre, que la fin est proche et qu’on veut juste que ça se passe bien, on a peut-être moins la conscience des autres, ou de la gestion en macro, et cet argument doit donc être assez chiant à recevoir.
Mots-clés: Débat, Décès, Droit de mourir, Euthanasie, Mort, Mourant


