Croire aux jeunes

2012
07.27

L’annonce de la candidature cette semaine de Léo Bureau-Blouin, sous la bannière du PQ, a entraîné un certain débat: n’est-il pas trop jeune pour devenir député? Un jeune de 20 ans, fraîchement sorti du cégep peut-il vraiment être élu et siégé à l’assemblée nationale?

Il y a une réponse simple à cette question: oui. Selon la loi électorale, toute personne de plus de 18 ans peut voter et également se présenter comme candidat.

Mais quand même, plusieurs se sont posé la question, à la même époque où nous nous désolons du manque d’intérêt de la jeunesse pour la politique. N’y a-t-il pas là une contradiction? Alors que tous s’entendent pour dire que les 18-30 ans devraient franchement s’impliquer d’avantage en politique, lorsque l’un d’entre eux se lance, notre premier réflexe est de trouver qu’il n’a pas assez  vécu ou étudié (“on espère qu’il ira chercher plus qu’un simple DEC” ai-je entendu dans les médias).

Cela me donne l’impression que pour plusieurs encore, les seuls gages de compétences sont les diplômes ou l’expérience. C’est oublier que le talent existe, que ce soit en politique ou tout autre domaine. Il est possible d’être juste bon, au naturel, par instinct, acharnement et conviction, parfois sans formation.

Ce billet ne porte pas sur Léo Bureau-Blouin. Je n’ai aucune idée s’il sera un bon député (si jamais il est élu), ou s’il a les compétences requises. Je ne me prononce pas là-dessus. Mais je crois toutefois que des jeunes de 20 ans peuvent devenir d’excellents députés, peu importe le parti, et être capable de servir leurs concitoyens, être à l’écoute des résidents de leur circonscription et gérer des dossiers avec intégrité et maturité, parfois mieux que d’autres élus plus âgés, expérimentés et éduqués qu’eux.

Ceux qui ne croient pas que des jeunes de 20 ans ont cette capacité n’ont qu’à militer pour changer la loi électorale.



L’énigme du mandat

2012
07.23

Je dois d’abord mentionné, pour ceux qui ne le savent pas, que je suis moi-même employé de la Société Radio-Canada.

Le mandat, le rôle et les accomplissements de Radio-Canada sont toujours source de débats généralement bien sentis.

Michel Kelly-Gagnon, PDG de l’Institut économique de Montréal (IEDM), a publié il y a quelques jours dans les publications de Québécor une chronique intéressante, ou il développe son point de vue sur ce que devrait être la société d’état.

Deux observations d’abord. Premièrement, il est intéressant de voir que le désir de voir Radio-Canada offrir une programmation moins populaire, plus approfondie, ne soit pas uniquement manifesté par une certaine élite intellectuelle et culturelle plus “gauchiste”, mais également par ces intervenants médiatiques qui se réclament plutôt du conservatisme économique, comme M. Kelly-Gagnon (et il est également intéressant de remarquer que M. Kelly-Gagnon défende l’importance une émission de vulgarisation scientifique comme Découverte, alors que Nathalie Elgrably-Lévy, l’une des portes-paroles principales de l’organisme qu’il préside, soit une des “climato-sceptiques” les plus convaincus des médias québécois). Deuxièmement, j’ai beau chercher sur le site de CBC Music, je n’arrive pas à trouver de musique de Lady Gaga comme il l’affirme. J’y trouve plutôt de la musique d’artistes canadiens, dont la plus populaire est probablement Feist. Cela ne change pas grand chose à son propos, mais il ne faudrait tout même pas faire croire que Radio-Canada diffuse gratuitement la musique commerciale américaine si ce n’est pas le cas…

Maintenant, deux questions suite au commentaire de M. Kelly-Gagnon, qui argumente que Radio-Canada devrait plutôt concentrer sa programmation sur des émissions de service et d’intérêt public, et non de variétés et de divertissement, afin de ne pas faire compétition au milieu privé. Un point de vue qui mérite franchement d’être considéré avec sérieux. Voici mes deux questions:

  1. Les émissions de variété, ou quizz télévisés, servent entre autre à générer des cotes d’écoute, pour améliorer la visibilité des émissions moins “vendeuses” et pour augmenter les revenus publicitaires, qui participeront au financement des activités moins rentables de la société, comme des émissions scientifiques, comme des émissions d’information de qualité, comme une radio sans publicité. Si nous choisissons de couper ces émissions plus populaires et un peu plus vides de contenu, il faut alors accepter que Radio-Canada sera moins regardé/écouté, et donc que ses revenus publicitaires chuteront. M. Kelly-Gagnon tient-il alors à ce que le gouvernement fédéral, pour pallier à ce manque budgétaire, augmente le montant qu’il alloue à la société d’état, une position qui me semble en contradiction avec les positions économiques habituelles de l’IEDM? D’ailleurs, il est à noté que la contribution annuelle moyenne de chaque Canadien est d’environ 30$. Bien moins que la moyenne de 80$ des pays occidentaux. Bien moins que les quelques 130$ annuels per capita pour la BBC en Grande-Bretagne. Alors que la BBC doit offrir tous ses services dans une seule langue officielle, que son territoire à couvrir est bien moins grand, et qu’il y a près de deux fois de plus de contribuables là-bas qui participent au financement du diffuseur public (bref, Radio-Canada doit présentement couvrir plus large, dédoubler son service en deux langues, et cela avec bien moins de revenus…)
  2. Si jamais on choisit d’aller dans la direction prônée par M. Kelly-Gagnon, et qu’il en résulte alors une baisse de l’auditoire, cela ne risque-t-il pas de déclencher une réaction en chaîne pour une baisse continuelle du budget de la société d’état? Si l’auditoire baisse, tous les défenseurs d’une gestion “plus efficace” des fonds publics ne questionneront-ils l’obligation pour tous de payer pour un service utilisé par une minorité de la population, “l’élite” diront certains? Présentement, une partie de la légitimité de Radio-Canada (francophone) repose sur ses bonnes côtes d’écoutes. Si Radio-Canada devient plus élitiste, ne sera-t-il pas encore plus difficile de justifier son existence et l’utilisation de fonds publics nécessaires à son fonctionnement?

On est encore loin des réponses.



Communication 101

2012
07.18

Hier, le Parti Québécois a mis en ligne cette vidéo, en prévision d’une “éventuelle” campagne électorale, quelque part dans les 16 prochains mois…

Résumons:

  • Un décor qui ressemble à s’y méprendre à un bureau d’enseignant, avec une toile en arrière plan qui ressemble plus à un tableau d’école
  • Un langage corporel rigide, le mains réunies de façon sévères durant la majorité de la pub
  • Un texte qui semble plaqué, appris par coeur, pas vraiment naturel
  • Une grossière erreur de montage (0:39)

Et je me demande, quel conseiller en communication a bien pu concevoir, produire, puis, après avoir visionné le résultat final, autoriser la diffusion de ce message? Il me semble qu’il ne fait qu’ancrer le stéréotype que représente Pauline Marois: un peu déconnectée, froide, distante. Exactement ce que cherche à véhiculer le Parti Libéral du Québec.

Bien sûr, je ne m’attarde pas du tout au contenu de la publicité, seulement à son apparence, à l’image dégagée par la chef. Un aspect bien superficiel, certes, mais désormais si important en politique, particulièrement en campagne électorale.

Regardez maintenant le message équivalent de Jean Charest, mis en ligne il y a un mois:

Du grand art. Sans aucune considération au message, la forme est impeccable: le ton, les petites hésitations qui donnent une impression de naturel, le regard franc, l’ouverture. Et tout ça sans aucune coupure. C’est pas pour rien qu’on dit que Charest est une formidable bête politique. Il sait livrer à la perfection les lignes préparées par son équipe de communication. Une équipe qui n’aurait probablement jamais laissé passé un message de la qualité de celui du Parti Québécois.

Et vient alors la question: comment se fait-il que certains partis reconnus, établis, arrivent à se planter ainsi et ne semblent pas avoir les mêmes standards de qualité que d’autres (vous vous rappelez du célèbre message de Stéphane Dion VS celui de M. Harper, sur le sujet de la coalition)?

Quelques hypothèses:

  • Certains partis ont plus de moyens et peuvent se payer les services de firmes de communication et marketing renommées (cet argument n’est pas une excuse pour le Parti Québécois, n’importe quel diplômé en relations publiques n’aurait pas laissé passé le message de Mme Marois)
  • Certains partis adoptent une approche plus pragmatique et calculatrice, laissant l’idéologie de côté, sachant que la fin justifie les moyens
  • Certains partis laissent moins de place à l’improvisation et planifient tout, de manière un peu froide, alors que d’autre suivent un peu plus leurs valeurs et leurs convictions (on observe un peu la même distinction entre les partis qui savent faire respecter une ligne de partie parmi leurs députés, et ceux qui n’y arrivent pas…)

Mais peut-être que la réponse réside ailleurs.



Le monstre en moi

2012
07.11

Il est difficile d’entendre parler de la tragédie familiale à Warwick sans songer au cas de Guy Turcotte.

Et cela me rappelle toutes les personnes qui ont personnellement jugé le Dr. Turcotte en disant que “heille y’é-tu dégueulasse, il a tué ses enfants” et que eux, en pareilles circonstances n’auraient jamais été jusque là.

Je crois qu’aucune des personnes qui a tenu de tels propos ne sait de quoi elle parle.

Moi-même, je vous le dis tout de suite, il n’est pas impossible que je tue ma fille un jour. Même si l’acte est absolument horrible, je ne peux jurer que je ne le ferai pas.
Pour la simple et bonne raison que je n’ai aucune idée de la façon dont je pourrais réagir si des circonstances exceptionnelles me poussaient dans une dépression profonde et me faisaient péter les plombs, perdant ainsi la raison. Je n’ai jamais encore connu cet état, j’espère bien ne jamais le connaître d’ailleurs, et je ne sais tout simplement pas ce qu’il pourrait m’emmener à faire. Et personne ne peut prétendre savoir à l’avance quelles seraient ses actions dans une telle situation.

Je suis à peu près convaincu que Jocelyn Marcoux, le père qui s’est suicidé après avoir tué ces enfants à Warwick, n’aurait jamais osé imaginer, il y a quelques mois à peine, qu’il enlèverait la vie à ses enfants un jour. Pourtant il l’a fait.

Il vient un temps, où nous pouvons perdre tout contrôle. Personne n’y est à l’abri. C’est ce que nous rappelle douloureusement ce drame.



Pessimisme

2012
07.09

État du monde:

Encore un peu partout, dans le métro, dans les rues, dans les centres d’achat: des jeunes habillés de couleurs fluos à en décoller la rétine, des gars qui ont les coupes de cheveux des New Kids on the Block…

Plus encore que des peuples qui votent à répétition pour le plus corrompu des candidats, plus encore que les grandes banques insouciantes qui n’ont jamais cessé leurs pratiques irresponsables qui ont fait planté l’économie en 2008, plus encore que les pays du G20 qui regardent impuissants les massacres se dérouler en Syrie; la meilleure preuve que l’homme n’apprend pas de ses erreurs est bel et bien ce glorieux retour de la mode du début des années ’90.

Il n’y a pas d’espoir.



Folklore scatologique

2012
07.03

Extrait d’un carnet de voyage, écrit lors d’un passage aux Îles de la Madeleine, en septembre 2010.

C’était la fête des cantons aujourd’hui, au village de Bassin dans l’île de Havre-Aubert. Au programme : une épluchette, un groupe de musique, des hot-dogs, des prix de présence et…et… et… le concours du « ti-bœuf » (que d’autres surnomment le concours « du bœuf qui chie », ce qui est plus juste comme titre).

Alors en résumé, il y a, juste derrière le centre où se trouve la fête, un terrain gazonné où est dessiné à la craie un immense carellage composé de centaines de petites sections numérotées d’environ 50 centimètres de côté. Durant la journée, les gens qui veulent participer paient pour « acheter » un carré (ou plutôt pour miser dessus). Lorsque l’activité commence, on envoie le bœuf sur le terrain, autour duquel sont amassées 300 personnes, et on attend qu’il fasse son tas. Tout ceux qui ont misé prient pour qu’il fasse son besoin sur leur bout de terrain, puisque l’heureux propriétaire du carré sur lequel aura été déféqué le dit-tas récoltera environ 300$.

C’est assez de base comme concept.

Extrait des règlements expliqués au micro quelques minutes avant l’entrée de la bête sur l’échiquier : « On demanderait à tout le monde de rester calme, de ne pas s’énerver et ne pas crier; cela pourrait énerver le bœuf. Aussi, si la bouse atterrit sur une ligne ou sur un coin divisant deux carrés, des juges se chargeront de décider sur quel terrain se trouve la plus grande partie du tas. Finalement, si le bœuf n’a pas chié après 20 minutes, un tirage au sort sera tenu pour déterminer le gagnant. »

À ce qu’on nous raconte, cette nouvelle disposition (la limite de 20 minutes) s’est avérée nécessaire, puisque une fois, il y a quelques années, cela a pris plusieurs heures avant que le bovin ne se soulage. Et l’année suivante, pour éviter l’embarras, quelqu’un aurait eu l’ingénieuse initiative de donner du laxatif à la bête.
Résultat : elle a chié partout dans sa remorque durant le trajet qui l’emmenait à la fête foraine et il ne lui restait plus rien pour le concours.



Le devin

2012
06.09

J’ai terminé, il y a quelques semaines, la lecture de Douces colères, de Gil Courtemanche, écrit à l’automne 1988, durant la campagne électorale qui allait reporter Mulroney au pouvoir.
Observations aiguisées sur la politique, le journalisme, les médias, Radio-Canada, la scène culturelle, la société québécoise en général… Ce bouquin qui frappe sur tout ce qui bouge est renversant d’actualité.
Au menu : grève étudiante, les nombreuses dérives médiatiques, problèmes internes du Parti Québécois, superficialité du monde culturel, Parti Conservateur fédéral qui ne révèle pas le réel prix d’achat de sous-marins nucléaires pour la défense, etc. Chaque flèche qu’il décoche visent les cibles d’aujourd’hui, de 2012, au millimètre près.
Et à la fin de ce bouquin à la fois vivant et démoralisant, un constat s’impose : Soit Gil Courtemanche est un incroyable visionnaire, soit rien n’a changé en 25 ans.



Détails linguistiques

2012
06.03

Extrait d’un carnet de voyage. Colombie, décembre 2004.

Détail linguistique – Quand les Colombiens essaient d’imiter Marco et moi qui parlons en français, ils le font tous ainsi: (à prononcer avec 3 guimauves dans la bouche) wacho-wacho-wacho…
Fouillez-moi pourquoi.

Détail linguistique no 2 – Schtroumphette en español: Pitoufina



L’arroseur arrosé

2012
05.31

Enième coup de théâtre aujourd’hui dans le conflit étudiant.

Ce qui est incroyable, cette fois, c’est que les leaders étudiants ont révélé dans plusieurs entrevues aujourd’hui que la ministre Michèle Courchesne leur a expliqué que les négociations étaient rompues pour des raisons de communications, de relations publiques : le parti libéral ne voulait donner l’impression qu’il pliait devant le mouvement étudiant. En faisant quelques concessions  pour parvenir à une entente, il aurait montré des signes de faiblesse, récupérés dans les titres de journaux, et critiqués par certains commentateurs, ce qui n’a pas plu à plusieurs membres du parti.

Donc, plutôt que de chercher à régler la crise actuelle, les libéraux de Jean Charest préfèrent préserver leur image. Pourquoi un parti se met-il à soigner sa réputation ainsi? Pour les élections prochaines, que le premier ministre annonce d’ici les 18 prochains mois, mais que la majorité des analystes prédisent à l’automne (donc bientôt). Le gouvernement voit ici un soutient populaire pour sa position sur la hausse des frais de scolarité, et n’importe quel stratège politique recommanderait d’en profiter d’une manière ou d’une autre. Et ça, selon eux, c’est plus important que de trouver une sortie de crise harmonieuse. Ça fait longtemps qu’on sait que la politique fonctionne ainsi, mais c’est la première fois que je le vois exprimer de façon aussi explicite.

Si ce que les leaders étudiants affirment est vrai, c’est ce que j’appelle sacrifier la paix sociale au profit de la stratégie électorale.

Quelqu’un a déjà utilisé un mot pour qualifier un tel comportement. C’est un mot fort, je l’avoue, mais c’est pas moi qui le dit: Grotesque.

Constatez…



La désamorce

2012
05.24

L’exposition « Sexe, l’expo qui dit tout », qui a été développée pour le Centre des Sciences de Montréal et qui est présentement à Ottawa, est une honte nationale. En fait, pour être plus précis, elle est « insultante pour les contribuables » selon le bureau de notre ministre du Patrimoine, James Moore.

Les groupes religieux pour la famille la dénoncent aussi, disant qu’elle encourage les relations sexuelles hors-mariage et homosexuelles. Décortiquons l’argument : puisque l’exposition ose présenter ces différents concepts, elle en fait automatiquement la promotion? Selon cette logique absurde, on pourrait argumenter que le cours d’Éthique et culture religieuse fait la promotion de la religion (oups, y’en a qui le croit…). Ou que le cours d’histoire du Québec, qui nous parle entre autre des combats des patriotes, d’Octobre ’70 ou des deux référendums encourage la souveraineté québécoise. Même logique.

Mais on va s’entendre sur quelque chose. Cette exposition n’en est pas une d’introduction à la sexualité. C’est plutôt un exercice de désamorçage. La grande majorité des adolescents qui visiteront cette exposition ne découvriront rien, ils ont déjà tout vu sur le web. Fellation, pénétration anale, simple ou double, orgies, sexe entre hommes, sexe entre femmes, masturbation, tout y est, facilement accessible. Les logiciels de contrôle parental sont peut-être utiles pour protéger les enfants, mais pas les ados qui, s’ils n’ont pas accès à ces images et vidéos chez eux, pourront les voir sans problème chez un ami. Et contrairement à ce que pourraient croire les divers groupes religieux de défense des valeurs traditionnelles, une telle exposition ne détruira jamais l’innocence et la pureté des moeurs de leurs enfants. À leur âge, c’est déjà gâché, ils ont tout vu. Une introduction malsaine à la sexualité, dans laquelle s’accumulent relations physiques dénuées d’affection, comportement irrespectueux, exploits acrobatique, bref, rien qui ne ressemble à la réalité.

Et c’est cela qu’il faut désamorcer : cette vision d’une sexualité fantasque, mise sur un piédestal, source de complexes pour tous ces jeunes qui n’arriveront jamais à égaler tous ces ébats spectaculaires. Désamorcer, ces scènes mal filmées et leur apprendre c’est quoi la base, qu’est-ce qui est normal, qu’est-ce qui existe pour vrai, qu’est-ce qui est sain et beau. C’est ce que fait cette exposition.

Et c’est, semblerait-il, insultant pour les contribuables.